Dans le cadre des expos temporaires de ce début d’année 2019, la grande exposition Prédations conçue au Muséum et l’exposition Beyond the Life du plasticien Carlos Gonzalez, une performance liant les deux événements a pris place dans la mezzanine au dernier étage de notre institution.

La fresque pariétale

Au cours de ce printemps, les visiteurs ont eu la chance de réaliser, sous la conduite de Jean-Christophe Castel, préhistorien du Muséum, une grande fresque murale (5 x 2 m) à la manière des Hommes préhistoriques. Cette œuvre d’art pariétal, sur une paroi de grotte reconstituée, est constituée uniquement de main négatives réalisées avec des colorants naturels (ocres, charbon).

Les peintures de mains les plus anciennes ont autour de 30 000 ans (en France à Gargas, Pech Merle et Chauvet ; en Espagne à El Castillo). Il existe aussi des mains isolées ou des panneaux plus récents dans diverses régions du monde. Le plus bel ensemble est sans doute celui de la Cueva de las Manos dans le sud de l’Argentine qui comporte une centaine de mains qui ont tout de même plus de 10 000 ans.

Cette fresque collective, sans doute une des plus grandes jamais réalisées (près de 400 mains soufflées), met à portée du public de notre musée l’univers des peintres de la préhistoire même s’il est vrai que leur sens nous échappe toujours.